Journal de Confinement - Jour 15

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Journal de Confinement - Jour 15

Confinement de Stofcri

« L'espoir de faire revivre un bonheur passé se rallume toujours une fois dans le cœur de l'homme. «

Retomber dans une douce rêverie en solitaire, me laisser entrainer ailleurs, plus loin dans mon passé.

Me rappeler que la vie est traversée de joies, certaines comme lorsque vous voyez vos enfants naître vous débordent, vous exaltent et vous laissent démunis parfois.
Me rappeler aussi les amitiés, les mille fois où l’on a refait le monde, les rires, les regards qui en disent long et le bonheur simple d’être ensemble contre vents et marées.
Me rappeler que je fus un enfant, penser à ma fratrie et tout l’amour que j’ai pour elle.
Me rappeler que j’ai la plus merveilleuse des femmes.
Me rappeler que Maman est là et que je l’aime.
Me rappeler mon père pour qu’il ne meure pas vraiment.

Me rappeler surtout que l’on peut rebondir, se sortir du néant et toujours espérer.

Confinement de Zewed

Confinement. Jour 15. Je ne pense qu’à ça. Je ne pense qu’à cette flamme qui vacillait. Maintenant, elle ressurgit. Ce n’est plus une flamme, c’est un feu de forêt. Et je ne peux pas l’étouffer, je ne suis pas assez fort. Il balaye tout sur son passage pour qu’on ne voit plus que lui, son charisme est tel que lui seul existe. Alors, toutes mes pensées, toutes mes actions, tous mes mots sont destinés à rejoindre son centre et à me laisser bruler, par sa délicieuse chaleur.

Je me sens minuscule et pourtant, c’est mon grand moment qui arrive. Il arrive à petits pas. C’est horriblement lent, même. Il met à rude épreuve ma patience. Ce n’est pas mon fort, la patience, bien au contraire. J’ai tendance à la hâte, au lâcher prise complet des émotions. A la surinterpretation de chacune de mes pensées.

Alors,

Puisque j’aime l’immédiat, je vais apprendre à attendre.
Puisque j’aime le bruit, je vais apprendre à calmer.
Puisque j’aime avoir le souffle court, je vais apprendre à respirer.

Mais, puisque j’aime le feu, je vais brûler.

Confinement de Manro

Je n’ai jamais autant aimé la technologie. Facetime, zoom, skype, téléphone et sms :  merci de me permettre de me remémorer les visages, les sourires, les voix et les langages de ceux qui me manquent et que j’oublie malgré moi, coincée dans ma chambre. Mon téléphone m’a d’ailleurs gentiment rappelé aujourd’hui que mon temps d’écran était supérieur de cinq heures à celui d’il y a deux semaines.

Cinq heures ! Cinq heures que j’avais l’habitude de passer sans l’écran comme filtre entre moi et la vie. A force de ne voir que des visages cadrés et encadrés par mon téléphone, je comprends tout ce que la technologie ne pourra jamais faire et tout ce qu’il ne faut surtout pas que j’oublie. Oui, je vois tes yeux, j’écoute le ton de ta voix, j’observe ton attitude. Mais il manque quelque chose. Quelque chose auquel je n’ai accès que dans la vraie vie et qu’aucun logiciel ne pourra jamais me donner. Il me manque ton regard.

Tu regardes un écran, ta caméra, ton ordinateur mais tu ne me regardes pas moi. Je sais que tu me vois mais je ne sais pas si tu me regardes. Impossible de te regarder dans les yeux car ils sont sur mon écran or si je regarde mon écran, je ne te regarde pas. Aïe.Je suis convaincue que tout passe et naît par le regard. Tout. Les émotions, les pensées, le langage, les relations. Quand il n’y a plus de regards, il n’y a plus rien et je suis perdue. Je ne sais plus ce que tu ressens, ce que tu penses, ce que tu dis ou ce que tu désires. J’ai si hâte de sortir de ma chambre, j’ai hâte qu’on se retrouve et qu’on se regarde tous, à nouveau.

Ps : A travers mon écran, il me manque aussi les odeurs mais si je m’étends là-dessus, je risquerais de jeter mon ordinateur par la fenêtre.

Confinement de Folklo

Petit déjeuner. Travail. Déjeuner. Méditation. Écriture. Jeu. Sport. Lecture. Dîner. Jeu. Lecture.

J'ai ma méthode et j'essaie de l'appliquer. La journée passe vite. La semaine passe vite. C'est que des choses que j'aime et qui me font du bien. Je l'ai mise en place étape par étape. Et j'ai en plus la chance d'être avec des personnes que j'aime. Et pourtant...

La montagne est belle mais surtout j'ai l'impression que la vrai vie est en pause et que j'attends sagement la reprise. Je n'arrive pas à vivre pleinement les choses et à leur donner du sens. C'est un peu comme si on m'avait pris le présent. J'ai un passé et un futur mais je navigue dans une zone floue entre les deux. J'ai l'impression de hanter la maison toute la journée et de croiser d'autres fantômes qui hantent les rues quand je m'évade. Quand je vous disais que l'endroit était surnaturel...

Je continue pour ne pas être moi-même hanté par la suite, pour ne pas regretter d'avoir jeter dans le vent des semaines. Je les vois déjà ces salauds qui vont venir nous voir en nous disant qu'ils en ont profité pour écrire un film, apprendre trois langues, deux instruments et faire un master en mécanique quantique. Ou alors il est temps de changer de méthode... J'ai envie de revenir avec quoi dans la vraie vie ?

Confinement de Joumi

Des scientifiques de Harvard se sont penchés pendant près de 75 ans sur la question du bonheur. Qu’est-ce qui rend les gens heureux ?

Pas de grande surprise, l’étude démontre que ce qui rend les gens heureux, c’est tout simplement la qualité des relations entretenues.

Et oui, les relations humaines sont excellentes pour le bonheur, pour la santé et la mémoire. En revanche, la solitude ou les conflits nuisent fortement à notre équilibre et à notre santé. Les neurosciences nous montrent l’impact dramatique de ces nuisances sur le cerveau.

Alors oui, j’ai envie d’être attentive à ma famille, mes amis, mes proches et mes clients. Attentive aux autres avec cœur et réelle écoute.

Merci à vous tous d’être là, dans ma vie et de contribuer à mon bonheur !

Pour ceux que ça intéresse, je vous invite à écouter la conférence TED de Robert Waldinger « The Good Life ».

Bises

Confinement de Nats

Je suis un geek !

Que dire de ma journée ? J'ai décidé de faire rien ! J'en ai marre de cette obligation de toujours devoir faire des journées productives. Aujourd'hui j'ai geeké toute la journée, qu'est-ce-que c'était bien mais ce que j'ai mal à la tête ! En plus du mini-torticolis que j'ai car j'ai dormi dans une position inadmissible, j'ai les yeux éclatés.

Puisque je n'ai fais que geeker de la journée et donc je n'ai rien d'intéressant à dire je vous propose d'écouter une petite chanson bien sympathique sur le confinement.

Allez bisous les CONfinés et restez chez vous !

Confinement de Framboise

Je perds le compte des jours et finalement est-ce si important ?

Ma relation au temps évolue lentement mais sûrement ; ma relation à la réaction formatée depuis l’enfance évolue également. Mon ‘dépêche toi’ se manifeste quasi en permanence et je le vois plus clairement ; ma culpabilité également et j’en prends soin peu à peu pour les laisser à leur place.

Je suis dans un entre-deux ; mon livre est parti à la lecture chez l’éditrice hier et je suis dans cet espace-temps où j’attends le retour et où je réalise que c’est un rêve d’enfant qui a pris forme, où j’ai de la gratitude pour cette jeune femme qui m’a appelée il y a un peu moins d’un an en me disant que ce que j’écris leur plaît et qu’ils pourraient me publier si j’écrivais sur un sujet qui me tient à coeur… et ça   s’est fait tranquillement finalement, entre des périodes plus difficiles.

Je continue de me nourrir de beauté, la beauté des relations humaines authentiques et regarde au moins une fois par jour ‘la parenthèse inattendue’, un vrai bonheur !

Je vous souhaite une très belle et joyeuse soirée !

Confinement de Minou

Confinement. Et pourtant, j'ai les jambes qui brûlent. C'est parce que je viens de terminer mes deux séances de "HIIT". De 17 et 21 min respectivement, pour être précis.
Comme si ça comptais! Bah oui, on a dit qu'il fallait faire du sport chez soi, alors... Qui ça? "Les médias". Tout le monde, quoi. C'est facile de dire "les médias". C'est court, c'est vif, c'est punchy. Et je m'y suis laissé prendre. À faire mes squats comme un con, avec l'élégance d'une baleine qui apprend à marcher.
C'est con, oui. Mais ces jours-ci, c'est tout ce qu'il me reste. Et j'en suis plutôt fier, tient. Con-finé et content. Ça ne fait pas de mal, une joie enfantine dans ce monde infecté. Si?


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