Dernier Journal de Confinement - Jour 55

Ce fût une belle expérience qui n'aurait jamais pu aboutir sans votre participation. L'aventure n'est pas finie, dès demain nous commençons un Journal de déconfinement. Merci aux auteurs et lecteurs ! Bonne lecture et bonne "reprise" !

Dernier Journal de Confinement - Jour 55

Message de Sous La Pluie

Ce fût une belle expérience qui n'aurait jamais pu aboutir sans votre participation. L'aventure n'est pas finie, dès demain nous commençons un Journal de déconfinement. Merci aux auteurs et lecteurs ! Bonne lecture et bonne "reprise" !

Confinement de Marion

Ce n’est qu’un 10 mai de plus. J’en ai connu un certain nombre, des 10 mai, voyez-vous, et tous se ressemblaient en fait. Certains pluvieux, d’autres venteux,  ou frais, ou précocement torrides  – le dos qui colle au siège de ma voiture sans clim, de retour du boulot – mais toujours ce parfum de « Fais ce qu’il te plaît ». Une liesse dans l’air plus léger.

Aujourd’hui on est sous la pluie. Ou bien il fait beau ? Comment le savoir ? On est vendredi 8 au soir et j’écris ces mots pour vous dimanche 10, je triche en quelque sorte, je m’avance dans mes devoirs, je me projette à ce 10 mai qui sera, qui est actuellement pour vous la veille d’une libération.

Le chant des oiseaux se détache sur fond de ciel demi-noir par la fenêtre, puis le noir gagne et le chant diminue. Je mets, pour vérifier, cette chanson de Laurent Voulzy qui dit « Voici le joli mois de mai, les manteaux on les met jamais ».

Je me souviens du 10 mai 1981. C’était un dimanche aussi, et c’était l’élection de François Mitterrand. Pour une grande partie des français, par conséquent, c’était aussi une veille de déconfinement. L’heure de se réveiller, l’espoir au poing.

Aujourd’hui je fatigue, je pense que je vais lever le pied. Mais pour plagier le Président de mes dix ans, je crois aux forces de l’esprit et je ne vous quitterai pas.

Amen

https://www.facebook.com/marionlegerauteur

Confinement de Joumi

Elle se réveille au son des chants d’oiseaux et prend doucement conscience de son corps. Elle note des tensions au niveau de ses bras, de ses lombaires et se dit qu’elle prendra enfin le temps d’en parler à son médecin. Consciente que c’est le dernier jour de confinement, elle sait que demain est « le jour d’après ».

Sa traversée était longue, rythmée par des temps souvent agréables, parfois anxiogènes ou ennuyeux, toujours créatifs et quelque fois intenses.

Cependant, ce qui lui reste à l’esprit ce matin, est la place qu’elle donne à ses relations. Relations familiales, amoureuses, amicales, professionnelles. Nulle surprise. Elle a ce besoin impérieux de se sentir connectée aux autres,  d’aimer l’autre et d’être aimée par lui. Rien d’autre n’a autant d’importance pour elle.

Elle se souviendra de ses moments de vélo papotage, de son journal de bord, de ce journal de confinement et de ses cartes de coaching. Elle est consciente de l’importance de prendre soin de son corps et songe au sport et à son jeune intermittent. Elle se souviendra que la libération de l’esprit lui permet de développer sa créativité et son sens artistique. Elle sait qu’elle n’a pas suivi le programme initialement pensé et que d’autres choses imprévues l’ont occupé. Elle a appris Photoshop.

Le jour d’après, elle souhaite offrir plus de place à ses proches, au beau et à la contemplation. Elle est reconnaissante à l’égard de sa famille, de son merveilleux époux, de ses enfants incroyables et de ses amies.  Elle les aime intensément et aime profondément la vie !

Merci à mes co-auteurs préférés, à bientôt.

Confinement de Maillec

Le temps de la fête semble déjà loin ; remplacé par un bénévolat bien encombrant et par le travail, obsédant et angoissant.

Confinement de Zewed

Confinement. Jour 55. Demain, une partie de notre liberté nous sera rendu. Tant mieux. Mais c’est à plus long terme que se dessinent les chemins de mon avenir.

Je les vois avec plus ou moins de netteté. Certains ne sont pas visibles tout le temps, d’autres sont sombres. Il y en a cependant un qui sort du lot. Il n’a pas la même couleur, il est doré. Il est beaucoup plus long que les autres, et lorsqu’on le regarde attentivement, on distingue un nombre incalculable d’obstacles. Et l’on se rend vite compte que tous se franchiront en se combattant nous même. En évoluant, en grandissant.

Je vous laisse deviner celui que j’ai choisi d’empreinter. Je crois même l’avoir déjà entamé. J’y vais armé de patiences, la fleur au fusil, prêt à en découdre. Je ne me laisserai pas avoir par les sables mouvants du déni, je me le suis juré.
Demain formera un pas de plus sur ce chemin. Et l’espoir d’en arriver au bout me donne de la force.

Bonne liberté à tous.


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